Les rêves lucides de Gabriel Gómez

01 septembre 2023   •  
Écrit par Ana Corderot
Les rêves lucides de Gabriel Gómez
© Gabriel Gomez

©  Gabriel Gómez
© Gabriel Gómez

Originaire de Caracas au Venezuela, Gabriel Gómez habite et travaille dorénavant en France. Tout démarre à ses 18 ans, lorsqu’il s’engage dans cette aventure artistique, prenant plaisir d’abord à photographier les paysages, la nature et tout ce qui gravite autour. Après une formation qui lui donne les bases du médium, il s’émancipe pour expérimenter, combiner les styles : mode, architecture, portraits, documentaire. Chaque phase de son apprentissage autodidacte révèle une partie de sa psyché. « La photographie a eu un impact important sur moi, émotionnellement, à un moment donné, c’était une extension de mon être. J’étais timide à l’époque, alors si vous vouliez vraiment savoir quelque chose sur moi, vous n’aviez qu’à regarder mes photos. Comme j’ai passé beaucoup de temps avec mon travail ces dernières années, cela m’a donné l’occasion de réaliser certaines choses sur ma mélancolie, ma vulnérabilité et la tranquillité… Des choses que j’essaie d’atteindre dans mes idées, c’est pourquoi j’ai dû les traduire en couleurs, en moments et en éclairs pour représenter mon état émotionnel », confie-t-il. De ses inspirations fluctuantes, à la fois visuelles –  il cite Jack Davinson, Agnès Lloyd-Platt, Marcus Schaefer –  ou musicales, comme Matt Corby ou James Vincent McMorrow, le photographe tire de nouvelles façons de penser, de nouvelles esthétiques, de nouveaux parfums. Enrobées dans un voile pastel, une atmosphère toujours suave, aux tons clairs, les images de Gabriel Gómez manifestent l’incandescence de ce qui a été, sera peut-être, ou disparaitra à jamais. Une sorte de rêve lucide, éclairé par les espoirs de lendemains plus doux. « Ma dernière série Journal est la représentation de presque 10 ans de travail, de ce qui reste avec moi est de ce qui n’a pas pu se construire avec toujours une idée de continuité. Cette série présente différentes versions de moi, chaque photo a été prise entre des années de séparation, mais chacune est reliée à plusieurs objectifs. Des choses qui évoluent avec moi et qui grandiront au fur et à mesure que j’apprendrai, que j’entendrai ou que je verrai. J’ai été confrontée à la peur de l’oubli, cette série est donc une idée de ce que je suis ou de ce que j’étais », conclut-il.

La galerie Madé présentera l’œuvre de Gabriel Gómez du 14 septembre au 13 octobre prochain. Le vernissage de l’exposition aura lieu le jeudi 14 septembre à partir de 18h.



© Gabriel Gomez

Explorez
Mallory Lowe Mpoka élue lauréate du prix de la photo Madame Figaro
© Mallory Lowe Mpoka, In the Weft of Memory [Dans la trame de la mémoire] (détail), Musée des Beaux-Arts du Canada, Ottawa, 2025, tissage jacquard et perles de verre Avec l’aimable autorisation de l’artiste.
Mallory Lowe Mpoka élue lauréate du prix de la photo Madame Figaro
Le prix de la photo Madame Figaro, dédié aux femmes photographes émergentes, soutenu par Kering, a récompensé ce jeudi 9 juillet, à...
Il y a 2 heures   •  
Écrit par Ana Corderot
Le prix Dior de la photographie attribué à Akari Takenobu...
Threshold © Akari Takenobu, pour Christian Dior Parfums
Le prix Dior de la photographie attribué à Akari Takenobu…
Initié en 2018 par Christian Dior Parfums, en partenariat avec LUMA Arles et l’École nationale supérieure de la photographie (ENSP) le...
Il y a 3 heures   •  
Écrit par Ana Corderot
Émotions et mémoire brute à la Fisheye Gallery d’Arles
© Li Hui
Émotions et mémoire brute à la Fisheye Gallery d’Arles
Cet été, la Fisheye Gallery, rouvre ses portes à Arles, avec deux expositions sous le commissariat de Tess Druot. La première réunit...
09 juillet 2026   •  
Écrit par Deng Qiwen
Park Chan-wook, quand la photographie fait son cinéma
Mademoiselle Minhee Kim. © Park Chan-wook
Park Chan-wook, quand la photographie fait son cinéma
Connu pour ses films à l’esthétique millimétrée, Park Chan-wook offre à Arles une facette plus secrète de son travail : la photographie....
07 juillet 2026   •  
Écrit par Marie Baranger
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Mallory Lowe Mpoka élue lauréate du prix de la photo Madame Figaro
© Mallory Lowe Mpoka, In the Weft of Memory [Dans la trame de la mémoire] (détail), Musée des Beaux-Arts du Canada, Ottawa, 2025, tissage jacquard et perles de verre Avec l’aimable autorisation de l’artiste.
Mallory Lowe Mpoka élue lauréate du prix de la photo Madame Figaro
Le prix de la photo Madame Figaro, dédié aux femmes photographes émergentes, soutenu par Kering, a récompensé ce jeudi 9 juillet, à...
Il y a 2 heures   •  
Écrit par Ana Corderot
Le prix Dior de la photographie attribué à Akari Takenobu...
Threshold © Akari Takenobu, pour Christian Dior Parfums
Le prix Dior de la photographie attribué à Akari Takenobu…
Initié en 2018 par Christian Dior Parfums, en partenariat avec LUMA Arles et l’École nationale supérieure de la photographie (ENSP) le...
Il y a 3 heures   •  
Écrit par Ana Corderot
Rebekka Deubner, lettres d'amour à terre
© Rebekka Deubner
Rebekka Deubner, lettres d’amour à terre
Exposé aux Rencontres d'Arles, à la Croisière, le projet La terre amoureuse de Rebekka Deubner nous parle avec une grande justesse de la...
09 juillet 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Émotions et mémoire brute à la Fisheye Gallery d’Arles
© Li Hui
Émotions et mémoire brute à la Fisheye Gallery d’Arles
Cet été, la Fisheye Gallery, rouvre ses portes à Arles, avec deux expositions sous le commissariat de Tess Druot. La première réunit...
09 juillet 2026   •  
Écrit par Deng Qiwen