La RATP invite Fisheye à célébrer l’année de la mer dans son réseau métropolitain

25 janvier 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
La RATP invite Fisheye à célébrer l’année de la mer dans son réseau métropolitain
© Julia Gat
© Letizia Le Fur

Pour la troisième année consécutive, la RATP a convié Fisheye à exposer les photographies de talents émergents dans les stations de son réseau métropolitain. L’accrochage a pour thème la mer et donne à voir différents aspects de cet environnement si mystérieux. 

En cette année de la mer, la RATP a décidé de consacrer son dispositif La RATP invite à cette vaste thématique. À cet effet, Fisheye a pu investir dix-sept stations du métro parisien qui ne sont autres que Bastille, Hôtel de Ville, George V, La Chapelle, Bréguet-Sabin, Bir-Hakeim, Crimée, Oberkampf, Franklin D. Roosevelt, Saint-Denis – Porte de Paris, gare de Lyon, Madeleine, Pyramides, Charles de Gaulle – Étoile, Les Halles et La Motte-Picquet – Grenelle. Du 31 janvier au 24 mars prochain, les œuvres de douze talents émergents prendront place sur ces cimaises urbaines. Dans des approches variées, esthétiques, humoristiques ou documentaires, toutes rendent compte de la réalité d’un environnement dont nous ne savons que peu de choses. La vie marine, parfois inventée, se révèle alors aux côtés des activités pécuniaires ou de loisir des êtres humains. 

Renouveler l’imagerie traditionnelle de la mer

Au gré de leurs déplacements dans la capitale, les usagères et les usagers pourront découvrir la vie des estrans normands, documentée avec minutie par Cloé Harent, ou le mobilier des bords de mer de Bretagne saisis par Kathleen Missud. Les monochromes de Giulia Vanelli les transporteront dans un univers côtier étrangement familier. Les compositions de Jérémy Appert et de Julia Gat les immergeront dans des baignades tantôt agitées, tantôt paisibles, quand Patrick Wack et Diana Takacsova raviveront les souvenirs de vacances estivales. Letizia Le Fur et Robin Lopvet les feront voyager dans des mondes réinventés sous leurs regards créatifs. Marine Lanier proposera un conte où le bestiaire océanique s’entremêle aux portraits de marins. Enfin, les tirages abstraits de Pia Riverola les mèneront en Antarctique et ceux de Stephanie O’Connor apporteront de la couleur au quotidien. Quelle que soit leur démarche, toutes et tous font un pas de côté et renouvellent ainsi l’imagerie traditionnelle de la mer. Dans le sillage du magazine, au fil des clichés se racontent finalement d’autres histoires, cristallisant des points de vue parfois insoupçonnés, mais tout aussi inspirants.

© Stephanie O’Connor
© Pia Riverola
© Kathleen Missud
© Jérémy Appert
© Patrick Wack / Inland Stories
© Diana Takacsova
oursin ouvert
© Giulia Vanelli
© Marine Lanier
© Robin Lovet
© Cloé Harent
À lire aussi
La fille du marin : les aventures océaniques de Katalin Száraz
© Katalin Száraz
La fille du marin : les aventures océaniques de Katalin Száraz
Katalin Száraz compose, avec La fille du marin, un hommage visuel à la profession de son père. Une série oscillant entre les fantasmes de…
14 juin 2024   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Lei Davis s’aventure dans le cosmos en plein océan
© Lei Davis
Lei Davis s’aventure dans le cosmos en plein océan
Imaginés comme un prologue et sa suite par son autrice, Lei Davis, Into the Deep et Dark Sky Deep Sea nous plongent dans les abysses…
20 mars 2024   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Explorez
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
© Jo Bradford / Instagram
La sélection Instagram #539 : tout ce qui brille
Pour fêter la nouvelle année, les artistes de notre sélection Instagram de la semaine posent leurs regards sur tout ce qui brille : feux...
30 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
Les coups de coeur #570 : Fahad Bahramzai et Elisa Grosman
© Elisa Grosman
Les coups de coeur #570 : Fahad Bahramzai et Elisa Grosman
Fahad Bahramzai et Elisa Grosman, nos coups de cœur de la semaine, cherchent tous deux à transmettre des émotions par l’image. Le premier...
29 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
La sélection Instagram #538 : le grand manteau blanc
© Christie Fitzpatrick / Instagram
La sélection Instagram #538 : le grand manteau blanc
À l’approche des fêtes de fin d’année, les artistes de notre sélection Instagram de la semaine capturent la poudreuse, les chutes...
23 décembre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
Chad Unger, feu tranquille
© Chad Unger
Chad Unger, feu tranquille
Chad Unger est l’auteur de la série au titre étrange et poétique Fire Barked At Eternity – littéralement « le feu aboya à l’éternité »....
20 décembre 2025   •  
Écrit par Milena III
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
© Elisa Grosman
Les images de la semaine du 29 décembre 2025 : au revoir 2025, bonjour 2026 !
C’est l’heure du récap ! Dans les pages de Fisheye cette semaine, on célébrait les paillettes, la neige, la couleur, l’océan et une femme...
Il y a 6 heures   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
© Ditte Haarløv Johnsen
Maputo Diary, ou la mémoire incarnée d’un lieu et de ses vies
Pendant plus de vingt-cinq ans, la photographe Ditte Haarløv Johnsen a documenté Maputo à hauteur de vie, entre retours intimes et...
03 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
© Cloé Harent, Residency InCadaqués 2025
Dans l’œil de Cloé Harent : derrière la falaise se cache la lumière
Cette semaine, nous vous plongeons dans l’œil de Cloé Harent, dont l’œuvre a fait l’objet d’un accrochage lors de l’édition 2025 du...
02 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche