Les coups de coeur #146

24 juillet 2017   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Les coups de coeur #146

Cette sélection des images de nos lecteurs est aujourd’hui placée sous le signe du silence. Les deux photographes présentés ici, Raphaël Piron et Nadya Zim, se consacrent à une photographie contemplative, qui veut montrer la beauté paisible de leur environnement. C’est une photographie lente, douce et donc pleinement estivale !

Raphaël Firon

Ces images sont extraites de la série Une utopie française, toujours en cours. Sur son site, le photographe explique : « Un an avant les événements de 1968, le gouvernement de Georges Pompidou commande un rapport à François Missoffe, alors Ministre de la Jeunesse et des Sports, afin de trouver une solution pérenne pour occuper les jeunes et leur donner un sentiment de communauté. Il en résulte une demande des communes en terme d’équipement pour accueillir les enfants pour les activités périscolaire et les activités du week-end souvent organisée alors par le foyer rural desdites communes. Un concours d’architecture est alors lancé et 5 structures sont retenues. [Elles] peuvent être commandées en préfecture par les mairies après vote en conseil municipal et sont disponibles au nombre de 1000, réparties dans toute la France métropolitaine et la Corse. [En tout] 2346 structures 1000 Club [sont] construites entre 1968 et 1982. Très rapidement, les différents foyers ruraux gérant les 1000 Clubs se sont rendus compte que leur implantation, le plus souvent dans de petites communes sans lycées, voir sans collège, posait un problème majeur : l’absence d’enfant. » C’est cette absence, et le manque de pérennité que documente Raphaël Firon. Il en ressort un travail coloré mais nostalgique, faisant écho aux notions d’espoir et d’échec.

© Raphaël Firon
© Raphaël Firon
© Raphaël Firon
© Raphaël Firon
© Raphaël Firon
© Raphaël Firon
© Raphaël Firon
© Raphaël Firon
© Raphaël Firon
© Raphaël Firon
© Raphaël Firon

© Raphaël Firon

Nadya Zim

Dans le monde contemporain, où les grandes métropoles évoluent de plus en plus, il est aujourd’hui difficile de trouver le silence. Pour Nadya Zim, il semble que c’est quelque chose qui nous effraie. C’est pourquoi elle a décidé d’y consacrer une série, In Search of Silence. Elle explique sur son site : « Qu’est-ce qu’un endroit vraiment calme signifie pour nous aujourd’hui ? » In Search of Silence est une compilation d’endroits où Nadya trouve la paix. Son objectif n’est pas de s’extraire des grandes villes bruyantes, mais plutôt de de trouver une alternative aux bruits polluants, qui nous viennent surtout du digital – entre autres, les smartphones. Nadya recherche en fait un peu de nature sauvage et de liberté au sein des environnements citadins. In Search of Silence est un travail en noir et blanc empreint de poésie et de beauté, riche d’une sensibilité délicate.

© Nadya Zim
© Nadya Zim
© Nadya Zim
© Nadya Zim

© Nadya Zim © Nadya Zim

 

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