Les coups de cœur #447 : Julien Lescuyer et Yves Lacroix

26 juin 2023   •  
Écrit par Cassandre Thomas
Les coups de cœur #447 : Julien Lescuyer et Yves Lacroix
© Yves Lacroix

Julien Lescuyer et Yves Lacroix, nos coups de cœur #447, se sont passionnés par le médium à l’adolescence. Tandis que l’un raconte des histoires à l’aide de son environnement et de ses voyages, l’autre réalise des mises en scène cinématographiques où la solitude s’impose. 

Julien Lescuyer

Julien Lescuyer se passionne par le 8e art dès l’âge de 16 ans après avoir découvert le travail d’Antoine d’Agata. Après ses cours de photographie au lycée professionnel Brassaï à Paris, il parcourait la capitale pour exercer sa pratique. « Je passais mes soirées et mes weekends à déambuler à la recherche de moments de vie ou d’atmosphères à capturer avec mon appareil argentique hérité de mon père », se ressasse-t-il. Au fil des pellicules, son approche se définit et son œil s’aiguise. En 2010, à la suite d’expériences professionnelles en laboratoire et studio photo, Julien Lescuyer se lance comme graphiste et photographe indépendant. « Mon univers photographique se déploie avec une diversité de sujets. Parfois axé sur l’esthétique, parfois capturant une réalité brute en noir et blanc, j’ai pour objectif de créer un monde visuel et surtout de raconter des histoires, que ce soit à travers une seule image ou une série », précise l’auteur. Parmi de nombreuses autres réalisations, ses visuels bleutés capturés à l’argentique résultent d’un désir de recréer l’ambiance des cartes postales des années 70. « Lors de ces vacances en Grèce, j’ai pris la décision d’abandonner le numérique qui incite à la surmultiplication d’images inutiles. Mon objectif était de transporter les spectateur·ices dans le passé et leur offrir une expérience visuelle unique », explique-t-il. Des approches diversifiées qui constituent une palette d’images plurielles où il fait bon se promener. 

© Julien Lescuyer
© Julien Lescuyer
© Julien Lescuyer
© Julien Lescuyer
© Julien Lescuyer
© Julien Lescuyer

Yves Lacroix 

« Mon monde est très marqué par le cinéma, que ce soit pour la lumière, mais aussi pour une certaine approche de la mise en scène. Petit je regardais beaucoup la télévision, des films et des séries américaines principalement, cela m’a fortement influencé, mes images en sont aujourd’hui la preuve », déclare Yves Lacroix, photographe installé entre Nice et Paris. Alors qu’il était étudiant en droit, il se passionne pour le 8e art et en fait sa profession. De la photo de mode, à la presse en passant par des natures mortes, l’artiste a expérimenté diverses approches du médium avant de trouver celle qui lui correspondait. Fortement influencé par le cinéma, sa pratique se constitue aujourd’hui principalement de mises en scène hollywoodiennes, comme on peut le voir dans sa série The Villains qui explore l’univers du mal. L’Amérique s’impose dans son travail pour l’aspect visuel de ses espaces, son architecture et son design. La solitude, quant à elle, se distingue dans ses paysages dénués de présence humaine. « Je traite toujours mes thèmes avec une certaine esthétique, car je n’oublie pas que la photographie est avant tout visuelle. Il faut que ce soit beau, même quand le sujet ne l’est pas. J’aime travailler la lumière, imaginer une ambiance qu’il faudra ensuite retranscrire en éclairage. J’aurais sûrement aimé être directeur de la photographie sur des tournages », conclut Yves Lacroix. 

© Yves Lacroix
© Yves Lacroix
© Yves Lacroix
© Yves Lacroix
© Yves Lacroix
© Yves Lacroix
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