Pour sa 37e édition, le festival Les Photographiques présente une programmation audacieuse qui bouscule le regard. Jusqu’au 13 avril au Mans, l’événement célèbre la diversité de la photographie contemporaine, explorant les frontières du visible et de l’imaginaire. L’affiche signée Bastien Deschamps donne le ton : un face-à-face intrigant qui invite à voir au-delà des apparences. Parmi les temps forts, l’artiste invitée Sandrine Elberg dévoile Au-delà du cosmos, une série immersive où l’image devient vertige spatial. Entre expérimentations visuelles, matières sculptées et réinterprétations techniques, cette édition nous transporte dans l’inattendu.
Le festival Les Photographiques 2025, qui se tient au Mans jusqu’au 13 avril, poursuit sa mission de mise en lumière de la photographie contemporaine. Cette édition, fidèle à son esprit fondateur, propose un parcours riche et varié. Comme le souligne Freddy Coudray, président de l’association Festival de l’image, l’affiche du festival, signée Bastien Deschamps, donne le ton : un regard scrutateur qui invite à dépasser les évidences. Les œuvres exposées interrogent les limites du visible et du perceptible, offrant une plongée dans des mondes poétiques, organiques ou cosmiques. Les visiteur·ses pourront découvrir des propositions variées, des sculptures photographiques de Sandra Matamoros aux héliogravures délicates de Céline Alson, en passant par les expérimentations surréalistes de Bastien Deschamps sur l’intelligence artificielle et les explorations corporelles d’Isabelle Chapuis. Les photographes issu·es de la sélection de l’appel à auteur·es sont réuni·es autour de Sandrine Elberg, l’artiste invitée, qui propose Au-delà du cosmos, un vaste ensemble d’images représentatif de sa passion pour l’espace. L’exposition, conçue pour le festival, nous invite à lever les yeux vers les étoiles en nous transportant dans un sentiment d’élévation libérateur.
Sandrine Elberg : à la frontière du songe
Pensée spécialement pour Les Photographiques 2025, l’exposition de Sandrine Elberg rassemble une sélection de ses œuvres récentes, où l’exploration du cosmos devient une véritable matière artistique. « Depuis ses débuts, la photographe s’immerge dans l’univers stellaire, nourrie par l’astrophysique et la planétologie, avec une passion intacte », observe l’historienne de l’art Andreina De Bei. En jouant sur l’ambiguïté entre réalité et illusion, ses images défient le regard : « Là où l’on croit distinguer la collision d’un astéroïde ou la naissance d’une galaxie, il ne s’agit en réalité que de particules de poussière mises en scène avec précision », poursuit-elle. Grâce à un éventail de techniques argentiques et numériques, Sandrine Elberg compose un univers où l’infime et l’immense dialoguent, où science et création se mêlent. Son approche s’inspire des avant-gardes artistiques des années 1920 et interroge la nature même du médium photographique. « J’aime concevoir des images à la frontière du songe et du tangible, entre exploration scientifique et imaginaire sidéral », confie-t-elle. Ses œuvres, imprégnées de références minérales et de réminiscences oniriques, dévoilent des paysages cosmiques qui n’existent que dans l’instant de leur révélation. Le noir et blanc, omniprésent, façonne des jeux d’ombre et de lumière qui intensifient la profondeur et la portée évocatrice de ses compositions. « Ses images incarnent avec subtilité le dialogue entre photographie et science, stimulant autant la pensée que l’émotion », conclut Andreina De Bei. Artiste reconnue sur la scène internationale, Sandrine Elberg a présenté son travail dans plus de 120 expositions et s’est distinguée par de nombreux prix et résidences prestigieux, affirmant ainsi la singularité de son regard sur l’invisible.