Le Prix Découverte Louis Roederer récompense deux lauréats

10 juillet 2019   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Le Prix Découverte Louis Roederer récompense deux lauréats

Le Prix Découverte Louis Roederer, présidé par Agnès b. a choisi de distinguer deux photographes : Máté Bartha et Laure Tiberghien. Deux artistes représentant à merveille la diversité du 8e art.

Depuis trois ans, la Fondation Louis Roederer encourage les Rencontres d’Arles dans leur volonté de défendre la photographie contemporaine et ses acteurs grâce au Prix Découverte Louis Roederer. Chaque année, dix projets, issus d’une collaboration entre un artiste et une galerie, sont exposés à Ground Control, cette grande halle située à deux pas de la gare d’Arles. Parmi ces finalistes, un lauréat est ensuite distingué par le jury du prix. Dans le cadre de la 50e édition des Rencontres, les jurés ont exceptionnellement choisi de récompenser deux travaux : ceux de Máté Bartha (Galerie Tobe, à Budapest) et Laure Tiberghien (Galerie Lumière des roses à Montreuil). Deux projets donnant à voir la diversité de la jeune photographie.

Du réel à l’abstrait

Dans Kontakt, Máté Bartha a documenté un camp d’été militaire organisé par l’ONG hongroise « École de la Défense ». Entre reportage et lyrisme, le photographe a capturé le quotidien d’enfants âgés de 10 à 18 ans, apprenant les notions de discipline, de patriotisme, et s’exerçant aux combats armés. Tout en délicatesse, l’auteur s’est immergé dans cet univers singulier, interrogeant la présence de la violence, de la guerre et de l’intolérance dans nos sociétés. Complexe et touchant, le projet souligne l’importance de la communauté, tout en avertissant des dangers d’une telle éducation. Un travail difficile, réalisé d’une main de maître.

C’est l’expérimentation qui intéresse Laure Tiberghien. Sans boîtier, elle réalise ses images à l’aide de la chimie, de la lumière et du temps. Les couleurs qui en découlent représentent l’épiderme des choses, leur surface sensible. Une manière de scruter l’intérieur du monde. Chaque création est le fruit d’une composition minutieuse, où les tons sont agencés, disposés pour obtenir le dégradé souhaité. Un travail d’équilibriste produisant des pièces uniques et fascinantes.

Du réel à l’abstrait, les deux lauréats du Prix Découverte Louis Roederer cherchent à révéler les mystères de notre environnement. En jouant avec les sujets ou les techniques, ils font évoluer le 8e art. Deux artistes représentatifs de la photographie émergente.

© Máté Bartha / Galerie Tobe© Máté Bartha / Galerie Tobe

© Máté Bartha / Galerie Tobe

© Laure Tiberghien / Galerie Lumière des roses© Laure Tiberghien / Galerie Lumière des roses

© Laure Tiberghien / Galerie Lumière des roses

Explorez
La sélection Instagram #557 : du surnaturel 
© albertopelayo.jpg / Instagram
La sélection Instagram #557 : du surnaturel 
Repenser le corps et ses frontières, tel est le mot d’ordre des photographes de cette semaine. De l’édito de mode à des projets plus...
26 mai 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
L’identité est au cœur de Fisheye #76, désormais disponible en kiosque
© Nyo Jinyong Lian
L’identité est au cœur de Fisheye #76, désormais disponible en kiosque
Qui sommes-nous ? Telle est la question qui traverse les pages de Fisheye #76, que vous pouvez retrouver dans les kiosques ainsi que sur...
20 mai 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Laurent Lafolie : la matière et le désir
BLANK, œuvres uniques. 15 images 180 × 225 cm, gravure laser sur carton gris recyclé. © Laurent Lafolie
Laurent Lafolie : la matière et le désir
Artiste auteur, maître tireur et enseignant, Laurent Lafolie explore les limites de la matérialité photographique. Dans son atelier, il...
07 mai 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Robert Charles Mann : l’odyssée d’un maître de la lumière et du son
© Robert Charles Mann, courtesy Galerie Capazza
Robert Charles Mann : l’odyssée d’un maître de la lumière et du son
Le Domaine national de Chambord nous invite, jusqu’au 21 juin 2026, à une plongée dans l’univers de Robert Charles Mann. SOLARIS est bien...
04 mai 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Festival Mondes en commun 2026 ou les empreintes en repères
© Yasmina Benabderrahmane
Festival Mondes en commun 2026 ou les empreintes en repères
Pour la 3e édition du festival Mondes en commun du musée départemental Albert-Kahn, ce sont onze photographes qui déploient leurs œuvres...
Il y a 6 heures   •  
Écrit par Ana Corderot
BMW ART MAKERS : les vitraux organiques de Lara Tabet et Yasmine Chemali
Les Aygalades (détail), Bactériographie, impression UV sur verre, 2026 © Lara Tabet / BMW ART MAKERS
BMW ART MAKERS : les vitraux organiques de Lara Tabet et Yasmine Chemali
Lauréates du programme de mécénat BMW ART MAKERS 2026, l’artiste Lara Tabet et la commissaire Yasmine Chemali explorent les eaux...
29 mai 2026   •  
Écrit par Cassandre Thomas
Wet Ground : les marges ukrainiennes d’Aria Shahrokhshahi
© Aria Shahrokhshahi 2026 courtesy Loose Joints
Wet Ground : les marges ukrainiennes d’Aria Shahrokhshahi
Depuis 2019, le photographe anglo-iranien Aria Shahrokhshahi multiplie les séjours en Ukraine. Dans Wet Ground, il compose un récit en...
29 mai 2026   •  
Écrit par Cassandre Thomas
Ovoo de Margarita Galandina
© Margarita Galandina
Ovoo de Margarita Galandina
Dans Ovoo, Margarita Galandina retravaille sur des archives familiales, et se tourne plus particulièrement vers ses aïeux·lles du côté de...
29 mai 2026   •  
Écrit par Deng Qiwen