instax Wide Evo™ : l’alchimie instantanée selon Mathias Benguigui et Jonathan Bertin

28 mai 2025   •  
Écrit par Cassandre Thomas
instax Wide Evo™ : l’alchimie instantanée selon Mathias Benguigui et Jonathan Bertin
© Jonathan Bertin
© Jonathan Bertin

Avec son nouveau boîtier instantané, instax™ de Fujifilm propose une promesse audacieuse : faire de chaque cliché un chef-d’œuvre. Afin d’explorer ses fonctionnalités qui dépassent les codes classiques du genre, l’instax Wide Evo™ a été confié à deux photographes aux univers singuliers : Mathias Benguigui et Jonathan Bertin. Tous deux ont pris en main cet appareil, à la fois intuitif et sophistiqué, pour composer des récits aussi personnels qu’universels. Un dialogue entre l’instant et la création, entre la technique et l’émotion.

Longtemps, l’instantané a été associé à une spontanéité brute, à des images capturées sur le vif avec une magie éphémère. Instax™ révolutionne cette méthode en lançant l’instax Wide Evo™, un boîtier novateur combinant le numérique et le tirage argentique. Cet appareil offre bien plus que la simple possibilité de saisir un souvenir, il permet de le réinventer. Avec son écran digital, ses molettes, sa large sélection d’effets et de styles, il combine la spontanéité à la technicité. Mathias Benguigui et Jonathan Bertin s’en emparent pour immortaliser le quotidien entre Paris et Séoul pour l’un et une histoire d’amour, de deuil et d’éloignement pour l’autre. À l’image de peintres qui apposent de la couleur sur leurs esquisses, les deux photographes capturent, puis retouchent leurs photographies directement depuis l’appareil. Une fois les modifications effectuées, la possibilité de matérialiser cette création en l’imprimant s’offre alors à eux. 

« Avec l’instax Wide Evo™, on peut tester et choisir quelle image imprimer. De plus, moi qui adore expérimenter, il y a 100 possibilités différentes par effet, cela donne donc une infinité de rendus. J’ai pu travailler la couleur et la lumière sur le vif, dans des lieux aussi variés que les marchés de Paris ou les rues de Séoul », explique Jonathan Bertin qui a pu explorer son environnement sous un nouveau prisme. Grandes forces de l’appareil, les molettes permettent de changer le rendu de chaque image avec une simplicité déconcertante qui plaît tant aux personnes amatrices et créatives qu’aux professionnel·les. « Ce qui m’a séduit, c’est la profondeur de manipulation que permet l’instax Wide Evo™. Ce n’est pas juste un clic et ça sort, c’est un vrai travail d’image où on compose, on choisit ses couleurs, ses effets. C’est un peu comme le travail avec une chambre photographique », constate Mathias Benguigui. À travers l’objectif, ce dernier immortalise un récit profondément intime en trois chapitres. Plus qu’un simple déclencheur, cet appareil offre un véritable terrain d’expression, entre maîtrise technique et créativité débridée.

© Mathias Benguigui
© Mathias Benguigui
© Mathias Benguigui
© Mathias Benguigui

Créer pour ressentir, photographier pour offrir

Le travail de Mathias Benguigui explore des territoires mouvants, entre documentaire, portrait et fiction intime. Lorsqu’il découvre l’instax Wide Evo™, c’est un outil inattendu qui s’impose comme le prolongement d’un projet introspectif. Avec cet appareil, l’artiste conçoit un triptyque de séries d’images sensibles, façonnées par ses émotions et le cycle de la vie : Jardins d’hiver, Roma Antico, et un récent troisième volet. Trois séries et autant d’actes d’un même poème visuel, conjuguant deuil, amour, lumière et matière. « C’est la première fois, avec Jardins d’hiver, que je retourne le boîtier vers mes émotions. L’hiver parisien est difficile, surtout quand on vient du sud comme moi, où la lumière et la couleur sont essentielles. Et cet hiver particulièrement a été rude, car la femme de mon père souffrait de son troisième cancer. Parmi tout ça, il y a une lumière, la personne que j’aime », confie le photographe également réalisateur. Il immortalise ainsi les plantes de la grande serre du jardin du Luxembourg, là où il trouve le plus de couleurs, de chaleur et d’amour. « J’ai transformé ce projet en un cadeau pour cette amoureuse. Ensuite, Roma Antico prend place. Je pars avec cette personne à Rome pendant cinq jours. Je lui déclare mon amour, mais en l’intégrant discrètement dans les photos. Je transforme le ciel en violet, une statue en rose, ou mon modèle en vert avec une pâquerette à l’oreille. C’est une déclaration d’amour en image, un dialogue silencieux entre celle que j’aime et moi, entre la fragilité de l’instant et l’éternité des formes », se remémore-t-il. À son retour, sa belle-mère succombe, l’artiste entre alors dans une lutte familiale qui l’éloigne petit à petit de sa bien-aimée, jusqu’à la séparation : le troisième chapitre de ce projet. Des larmes, une lune mystique, cette dernière série en noir et blanc se veut beaucoup plus sombre. 


À travers cette histoire personnelle en trois temps, Mathias Benguigui révèle l’étendue poétique et créative qu’offre l’instax Wide Evo™ qui devient vecteur d’un geste intime. Dans son travail, la matérialité de la photographie devient le symbole d’une déclaration d’amour. Cet aspect tangible, si essentiel pour Mathias Benguigui, prend une autre forme chez Jonathan Bertin. « J’ai toujours eu envie d’emmener un instantané en voyage, mais j’étais frustré par le fait que : tu shootes, tu édites une photo. Je suis souvent amené à photographier des inconnu·es et certain·es sont réticent·es à l’idée de l’être. Maintenant je peux leur montrer, puis leur offrir le cliché pour leur montrer à quel point iels sont belles ou beaux », déclare l’artiste. Naviguant ces derniers temps entre Paris et Séoul, Jonathan Bertin explore, à travers ses images, l’identité visuelle et émotionnelle des deux villes. Grand amoureux des couleurs, il expérimente les nombreux réglages du boîtier, jouant avec les multiples palettes pour faire vibrer la simplicité d’un marché parisien ou des rues de la capitale de la Corée du Sud. « J’essaie au maximum de faire abstraction du sens des choses, de déconstruire le quotidien, chaque élément, chaque couleur. J’essaie de voir la vie de tous les jours comme une pâte à modeler », ajoute-t-il. Par son œil aguerri, l’artiste illustre les contrastes et similitudes entre les deux mégalopoles, créant ainsi un jeu d’échos entre familiarité et dépaysement. Avec ce boîtier, instax™ de Fujifilm repousse les limites de la photographie instantanée pour en faire un laboratoire d’émotions. Dans les mains de Mathias Benguigui et Jonathan Bertin, l’instax Wide Evo™ devient un outil d’exploration et de composition permettant d’illustrer une vision intime du monde. 

© Mathias Benguigui
© Mathias Benguigui
© Jonathan Bertin
© Jonathan Bertin
© Jonathan Bertin
© Mathias Benguigui
© Jonathan Bertin
© Jonathan Bertin
© Jonathan Bertin
© Jonathan Bertin
© Jonathan Bertin
© Mathias Benguigui
© Mathias Benguigui
À lire aussi
Instax mini 99 : les couleurs instantanées d’Aliocha Boi et Christopher Barraja 
© Christopher Barraja
Instax mini 99 : les couleurs instantanées d’Aliocha Boi et Christopher Barraja 
La photographie analogique ne cesse de séduire un large public. Pour Fujifilm, Aliocha Boi et Christopher Barraja s’emparent de l’Instax…
26 avril 2024   •  
Écrit par Cassandre Thomas
L’Instax mini Evo, fidèle compagnon de Théo Gosselin en Amérique
L’Instax mini Evo, fidèle compagnon de Théo Gosselin en Amérique
« Après deux années de crises sanitaires rendant impossible tout voyage aux États-Unis – mon terrain de jeu favori depuis des années –…
18 juin 2022   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Le défilé pigmenté de Kamila K Stanley avec le boîtier Fujifilm X-H2 
Le défilé pigmenté de Kamila K Stanley avec le boîtier Fujifilm X-H2 
« J’ai shooté mon amie Maé, qui est mannequin mais aussi artiste. Récemment, elle s’est mise à tisser à la main des énormes chapeaux en…
27 mars 2023   •  
Écrit par Fisheye Magazine

Explorez
Hommage à Marie-Jo Lafontaine : du noir et blanc à l'éclat du monochrome
Marie-Jo Lafontaine © Département du Nord
Hommage à Marie-Jo Lafontaine : du noir et blanc à l’éclat du monochrome
Jusqu’au 27 septembre 2026, le musée de Flandre, à Cassel, consacre la rétrospective Tout ange est terrible à Marie-Jo Lafontaine....
12 juin 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
La sélection Instagram #559 : des histoires de cheveux
© nadiavonscotti / Instagram
La sélection Instagram #559 : des histoires de cheveux
Cette semaine, il est question de cheveux. Symboles identitaires et politiques, les cheveux sont bien plus que de simples accessoires....
09 juin 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Lillian Bassman et Sheila Metzner, deux avant-gardes de la photographie de mode
The Passion of Rome, Fendi, From Life, 1986© Sheila Metzner, courtesy la Galerie Rouge Paris
Lillian Bassman et Sheila Metzner, deux avant-gardes de la photographie de mode
Jusqu’au 19 septembre 2026, la Galerie Rouge pare ses murs de tirages signés Lillian Bassman et Sheila Metzner. Figures majeures de la...
08 juin 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
SMITH établit son laboratoire expérimental au MAC VAL
Sans titre, in "Dami (Fulmen)", 2023. Thermogramme sur aluminium brossé. Courtesy Galerie Christophe Gaillard © SMITH
SMITH établit son laboratoire expérimental au MAC VAL
Dans le cadre du Bicentenaire de la Photographie, le MAC VAL met à l’honneur le travail de SMITH à travers une exposition intitulée Ici...
06 juin 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Les images de la semaine du 8 juin 2026 : quand l’image remplace les mots
© Clara Watt
Les images de la semaine du 8 juin 2026 : quand l’image remplace les mots
C’est l’heure du récap ! Cette semaine, les images éveillent des réflexions profondes là où les mots font parfois défaut. En se...
14 juin 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Anna Leonte Loron réinvente les représentations des femmes à table
© Anna Leonte Loron
Anna Leonte Loron réinvente les représentations des femmes à table
Avec Les Femmes ont faim, la photographe Anna Leonte Loron explore les liens entre plaisir, alimentation et représentations féminines....
13 juin 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Khames Alrefi, lauréat du Visa d’or humanitaire du CICR 2026 
Gaza City - Al-Tuffah Neighborhood © Khames Alrefi
Khames Alrefi, lauréat du Visa d’or humanitaire du CICR 2026 
Le photojournaliste Khames Alrefi reflète la destruction de Gaza à travers son projet Civilians: The First Victims. Ses images montrent...
12 juin 2026   •  
Écrit par Annabelle GARBIGLIA
Boby s’empare de l’instax mini Evo Cinema™ et de l’instax Wide Evo™ !
© Boby
Boby s’empare de l’instax mini Evo Cinema™ et de l’instax Wide Evo™ !
Depuis les quatre coins de la planète, Boby a capturé des souvenirs instantanés à l’aide de deux boîtiers instax™ de la série Evo : le...
12 juin 2026   •  
Écrit par Cassandre Thomas