La sélection Instagram #497 : ni blanc ni noir

La sélection Instagram #497 : ni blanc ni noir
© collage.art.syb / Instagram

Les artistes de notre sélection Instagram de la semaine plongent dans un océan monochrome. Iels sondent les nuances de gris, les noirs profonds ou la blanche lumière. Leurs images révèlent un monde impermanent, intemporel et délicat, qui transcendent les frontières de genres – collages analogiques, portraits, street photography

@rocco_carnevale_ii

Un voile se lève sur les photographies de Rocco Carnevale. L’auteur, muni d’un polaroid, navigue entre natures mortes sublimées et portraits sensibles. Ses clichés laiteux aux grains denses sont semblables à des gravures poétiques aux encres noires, d’un autre temps.

Photographie d'un buste de femme où sont projetées des ombres de fleurs
© Rocco Carnevale / Instagram
Portrait d'une personnes en noir et blanc
© Rocco Carnevale / Instagram

@jej.oczy

Le journal Instagram de Bel.F est entièrement constitué de photographies en noir et blanc. La photographe installée à Hong Kong sillonne les rues de cette jungle urbaine en quête de quelques symétries et moments de vie des passant·es, de verdures et de coins de nature.

Personne assise, la tête posée sur ses mains, téléphone ancien en fond
© jej.oczy / Instagram
Paysage urbain avec en fond un montagne et en premier-plan un lac.
© jej.oczy / Instagram

@collage.art.syb

La personne derrière le compte @collage.art.syb transforme des images analogiques en collages tantôt espiègles et pleins de légèreté et de poésie, tantôt surréalistes. L’artiste se plaît à inspecter ses documents d’archives écolières, de photographies de rues et les combine avec des clichés d’animaux exotiques, voire disparus de la surface de la Terre, ou des enfants joueur·ses.

Collage d'un petit garçon qui joue avec les voitures dans la rue
© collage.art.syb / Instagram
Collage d'un enfant qui suce son pouce au milieu des voitures
© collage.art.syb / Instagram

@jeremyhao.chuang

Jeremy Chih-Hao Chuang sonde l’écrin d’intimité que représente le foyer. S’affranchissant des normes hétéronormées, l’artiste taïwanais confronte deux visions de la maison : un lieu où on se sent en sécurité et un lieu charnière de recherche identitaire. Il pose son regard monochrome sur des corps nus ayant investi la maisonnée, et parfois, il s’intègre dans le champ.

Personne de dos, nu qui monte les escaliers
© Jeremy Chih-Hao Chuang / Instagram
Un dos nu en noir et blanc
© Jeremy Chih-Hao Chuang / Instagram

@sergiomelendezc

Sergio Melendezc saisit une nature vaporeuse, dénuée de présence humaine, où le végétal et l’animal sont rois. Ses paysages argentés dépeignent des pans de montagnes, des étendues d’arbres, des troupeaux d’alpagas ou des fleuves reluisants. Il brouille les pistes géographiques et propose une promenade lyrique sur la planète Terre.

Plaine avec des lama en noir et blanc
© Sergio Melendezc / Instagram
Arbre dans une plaine d'herbes
© Sergio Melendezc / Instagram
À lire aussi
La sélection Instagram #494 : explosion de nuances
© Maria Louceiro / Instagram
La sélection Instagram #494 : explosion de nuances
Les artistes de notre sélection Instagram de la semaine s’approprient la couleur. En hommage aux beaux jours qui reviennent doucement…
18 février 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
Horizons monochromes
Horizons monochromes
C’est au MuMa, à l’occasion de l’expo multidisciplinaire Comme une histoire… Le Havre, que nous avons découvert le travail de la…
04 janvier 2018   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Explorez
La sélection Instagram #553 : la ville et ses détails
© austinprendergast / Instagram
La sélection Instagram #553 : la ville et ses détails
Le retour des beaux jours voit les rues de Paris s’animer à nouveau. D’une terrasse à l’autre, éclats de rire et cris de joie se font...
21 avril 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Computer Punch Cards d'Antony Cairns
© Antony Cairns
Computer Punch Cards d’Antony Cairns
Dans Computer Punch Cards Antony Cairns réutilise des cartes mémoires mises au rebut depuis des années, pour composer des images...
16 avril 2026   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Art Paris 2026, le printemps de l’art
© Sarfo Emmanuel Annor / The Bridge Gallery
Art Paris 2026, le printemps de l’art
Le très attendu rendez-vous de l’art contemporain a donné son coup d’envoi jeudi soir. Jusqu’à dimanche, 165 galeries présentent, sous la...
11 avril 2026   •  
Écrit par Jordane de Faÿ
Voici nos coups de cœur du salon unRepresented by a ppr oc he 2026
© Auriane Kolodziej
Voici nos coups de cœur du salon unRepresented by a ppr oc he 2026
La 4e édition d’unRepresented by a ppr oc he se tient à l'espace Molière jusqu'au 12 avril 2026. Comme à l’accoutumée, le salon fait la...
10 avril 2026   •  
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Slide/Show. Projections et art contemporain en Chine ou l’art de la diapositive
Wang Wei, 1/30 sec. underwater, 1999. © Wang Wei
Slide/Show. Projections et art contemporain en Chine ou l’art de la diapositive
Jusqu’au 30 août, l’Institut pour la photographie de Lille fait escale au Frac Grand Large – Hauts-de-France de Dunkerque et présente...
22 avril 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
La sélection Instagram #553 : la ville et ses détails
© austinprendergast / Instagram
La sélection Instagram #553 : la ville et ses détails
Le retour des beaux jours voit les rues de Paris s’animer à nouveau. D’une terrasse à l’autre, éclats de rire et cris de joie se font...
21 avril 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Les coups de cœur #580 :  Lili Leboch et Adèle Berthelin
© Adèle Berthelin
Les coups de cœur #580 : Lili Leboch et Adèle Berthelin
Cette semaine, Lili Leboch et Adèle Berthelin, nos coups de cœur, révèlent ce qui gravite autour d'elles, ou ce qui vit aux marges....
20 avril 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
Les images de la semaine du 13 avril 2026 : celles et ceux qu'on oublie
© Maëva Benaiche
Les images de la semaine du 13 avril 2026 : celles et ceux qu’on oublie
C’est l’heure du récap ! Cette semaine, les images nous replongent dans le passé. Entre récit introspectif et portrait de son prochain...
19 avril 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin