Raphaëlle Peria et Fanny Robin remportent l’édition 2025 du BMW ART MAKERS 

18 janvier 2025   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Raphaëlle Peria et Fanny Robin remportent l’édition 2025 du BMW ART MAKERS 
© Raphaëlle Peria / ADAGP
Œuvre de Raphaëlle Peria montrant un arbre dans une forêt
© Raphaëlle Peria / ADAGP

Le jury du BMW ART MAKERS s’est accordé à nommer l’artiste Raphaëlle Peria et la curatrice Fanny Robin lauréates de la quatrième édition du programme. Ensemble, le duo développera le projet Traversée du fragment manquant, dont les images seront dévoilées cet été aux Rencontres d’Arles

« Avec Traversée du fragment manquant, nous invitions les spectateurs et les spectatrices à vivre une échappée poétique, au cœur de l’image photographique », déclarent conjointement Raphaëlle Peria et Fanny Robin. Toutes deux viennent d’être récompensées par le jury de la quatrième édition du programme BMW ART MAKERS, qui leur permettra de réaliser leur projet grâce à un soutien financier comprenant une bourse de 10 000 € pour l’artiste et de 8 000 € pour la curatrice. À cela s’ajoute un budget de recherche et de production de 15 000 € ainsi qu’un accompagnement de la part des équipes BMW. Dans le sillage d’Arash Hanaei et Morad Montazami, d’Eva Nielsen et Marianne Derrien et de Mustapha Azeroual et Marjolaine Lévy, le nouveau duo de lauréates dévoilera ses œuvres au début de l’été, dans le cadre des Rencontres d’Arles. À l’automne, elles prendront ensuite leurs quartiers au Grand Palais, le temps de la foire internationale Paris Photo.

Préserver la mémoire d’un paysage

Articulé autour de la transformation d’un espace naturel, Traversée du fragment manquant s’est distingué parmi les 180 dossiers de candidature soumis cette année. Le projet prend racine dans le voyage d’une enfant sur le canal du Midi. De fait, la vision des platanes, qui peuplent le paysage et stabilisent les berges, a marqué la jeune Raphaëlle Peria. Seulement, depuis 2006, le site, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est en proie à un mal qui semble inéluctable : un champignon microscopique entraîne le dépérissement des arbres. Au fil de ses compositions, à la manière d’une écologue qui étudie un environnement et son fonctionnement, l’artiste rend alors compte d’un écosystème voué à disparaître. Imprimés sur de larges plaques de verre, les tirages actuels et issus de ses archives personnelles se confondent au moyen d’un procédé de gravure et de grattage unique. En résulte un témoignage sur l’évolution d’un territoire, une traversée sensible animée par la volonté d’en préserver la mémoire.

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