
Que valent nos images ? C’est avec cette question en tête que nous avons composé Fisheye #77, que vous pouvez dès à présent retrouver en kiosques ainsi que sur notre boutique en ligne. Les festivals photo, tout comme leur économie, se placent au cœur de ce numéro d’été.
Comme chaque année, l’arrivée de l’été signe le retour des festivals en tout genre, parmi lesquels s’en compte un certain nombre consacré à la photographie, auxquels Fisheye #77 s’intéresse. « Au sommet de cette architecture fragile se détache le navire amiral, les Rencontres d’Arles, dont le budget, cent fois supérieur à la moyenne nationale, incarne à la fois une anomalie flagrante et une bénédiction absolue. Cette indépendance financière unique, portée par des recettes propres qui dépassent les 70 %, offre au festival arlésien le luxe rare d’être pleinement maître de son destin et de ne dépendre de personne, souligne Benoît Baume, fondateur du magazine, dans son édito. Mais il faut voir plus loin que cette réussite isolée : sans ce phare protecteur qui attire les regards du monde entier, les autres manifestations seraient plus exposées encore aux tempêtes de l’époque. Car sur le reste du territoire, l’histoire est plus âpre, dessinant le quotidien de structures passionnées qui voient l’argent public s’asphyxier et disparaître petit à petit. Pourtant, ces festivals de toutes tailles jouent un rôle majeur dans l’aide à la création et à la diffusion, agissant comme les véritables poumons de la jeune photographie. Préserver ce maillage interconnecté est une condition essentielle à la vitalité de la scène française, tout particulièrement à l’aune de son Bicentenaire qui se déploiera de septembre 2026 à septembre 2027. »


8,90 €
Au cœur des festivals photo estivaux
Comme à l’accoutumée, nous vous présentons une quinzaine d’événements à découvrir partout en France. Nos portfolios puisent d’ailleurs dans les festivals – dont Les Rencontres d’Arles, L’été photographique de Lectoure ou encore Les Mesnographies – pour vous proposer une série de projets aux sujets et approches variés qui ont retenu notre attention. Il y a tout d’abord le cinéaste Park Chan-wook, qui inaugure sa première exposition de photographies en Europe, à la fondation Lee Ufan Arles. Aline Bovard Rudaz mène un travail d’archives pour mettre à jour l’histoire oubliée de celles que l’on appelait les « radiumineuses ». Anne-Lise Broyer, Thato Toeba et Jordan Beal pensent notre rapport au territoire, respectivement dans des clichés monochromes, des collages ou des paysages retravaillés avec l’intelligence artificielle. Si Bertien van Manen et Vic Bakin s’inscrivent également dans ce mouvement, tous deux pointent leur objectif vers les populations relayées à la marge ou encore la jeunesse. Enfin, notre dossier fait un pas de côté pour s’immiscer, quant à lui, dans les coulisses de l’économie de la photographie.
Retrouvez Fisheye #77 dans les kiosques et sur notre boutique en ligne.


