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C’est l’heure du récap ! Cette semaine, les images nous font basculer du réel au monde des songes. Face à la réalité, le rêve apparaît parfois comme un refuge. L’essentiel est invisible pour les yeux, alors laissons notre imaginaire prendre le relai le temps d’un instant.
Dans Trucking – Looking at the World From the Cab, le photographe italien Pietro Lazzaris documente le quotidien des chauffeurs routiers aux États-Unis et rend compte de la précarité de ce métier, l’un des plus courants du pays et pourtant très peu médiatisé. Dans une temporalité plus lointaine, Kazuo Kitai a documenté les bouleversements sociaux et urbains du Japon d’après-guerre. La photographie y apparaît comme un outil de mémoire et de résistance silencieuse, éloigné des récits de cartes postales. Le photographe donne à voir les luttes collectives, les campagne rurales, mais aussi les banlieues tokyoïtes, pour mettre en lumière le sentiment de solitude qui se diffuse en parallèle de l’expansion économique du pays.
Échapper au réel
Le retrait dans les songes peut apparaître comme un moyen d’échapper au réel, mais aussi comme un espace de réflexion sur des réalités alternatives. Nuits Balnéaires, à travers Eboro, nous plonge dans un conte inspiré de la culture Akan, un voyage entre le réel et le spirituel, qui permet de mieux traverser le deuil. De son côté, Youssef Nabil, dans De Rêver encore, le photographe apparaît comme un voyageur au sein de décors et de figures mythiques qui, dans ses photos, permettent de rendre compte de questionnements identitaires et culturels. Le photographe nous invite à prendre de la distance face aux événements, rappelant que nous ne sommes que des voyageurs de passage sur ce monde. Dans une dimension encore plus abstraite, SMITH, dans Ici grand ouvert, questionne les différents états de l’homme et ses liens avec la nature à travers des productions d’inspirations psychédéliques.