Les coups de cœur #481 : Lara Lussheimer et Sara Tontorova

Les coups de cœur #481 : Lara Lussheimer et Sara Tontorova
© Lara Lussheimer
© Lara Lussheimer

Lara Lussheimer et Sara Tontorova, nos coups de cœur de la semaine, sont toutes deux en quête de métaphores. La première les fait émerger du paysage urbain quand la seconde les trouve en pleine nature

Lara Lussheimer

Lara Lussheimer, dont le travail se concentre sur la création et la direction artistique, est en quête perpétuelle des métaphores et des concepts liés à « l’image du quotidien ». Pour elle, la photographie trouve tout son sens dans la capture de l’éphémère, et renvoie à la nature même de l’existence. « On dit que “la durée de vie d’un·e photographie est de deux secondes”, et je pense que chacun·e doit gérer ces secondes comme iel le peut (rires). En conséquence, chaque image, tout comme chaque instant contemplé, ne se répète pas », déclare-t-elle. Lara Lussheimer capture ce qui est vivant, dynamique et complexe par excellence, et tout ce qui peut constituer, à ses yeux, un récit transmissible, capable de trouver un écho. « J’observe en partant des petits détails, qui deviennent grands au point de former des scènes complètes », décrit-elle. En s’inspirant du design, en explorant les possibilités d’expression inhérentes aux matériaux, aux objets et à notre environnement, l’autrice tente d’apprendre à se connaître elle-même, au cœur de notre monde.

© Lara Lussheimer
© Lara Lussheimer
© Lara Lussheimer
© Lara Lussheimer

© Sara Tontorova

Sara Tontorova

« J’ai toujours ressenti un profond chagrin dans mon cœur pour un endroit où je souhaitais retourner. Je ne pouvais pas vraiment le comprendre ou l’expliquer avec des mots, alors j’ai voulu l’exprimer d’une autre manière », commence Sara Tontorova. Si cette émotion la suit depuis l’enfance, ce n’est qu’après l’obtention de son diplôme en photographie qu’elle décide de mener une introspection à ce sujet. La documentation du processus a donné naissance à un projet au long court, baptisé Sanctuary. À l’image, l’entremêlement des branches, les chemins tortueux entre les roches et les flots agités se lisent comme des paysages-états d’âme qui évoquent le mal du pays et la nostalgie pour « un territoire qui n’existe pas dans le monde ». « Il s’agit d’un voyage à la découverte de soi, au cours duquel je navigue et explore ma propre psyché. Je trouve du réconfort dans la nature et en revenant à moi-même, mais ce n’est vraiment que le début », confie-t-elle. 

© Sara Tontorova
© Sara Tontorova
© Sara Tontorova
© Sara Tontorova
© Sara Tontorova
À lire aussi
Les coups de cœur #480 : Jade Arrighi et Alice Angelini
© Alice Angelini
Les coups de cœur #480 : Jade Arrighi et Alice Angelini
Jade Arrighi et Alice Angelini, nos coups de cœur de la semaine, ont en commun un attrait pour une esthétique faite de contrastes et de…
12 février 2024   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Les coups de cœur #479 : Yeegin Choo et Alessandro Silverj
© Alessandro Silverj
Les coups de cœur #479 : Yeegin Choo et Alessandro Silverj
Yeegin Choo et Alessandro Silverj, nos coups de cœur de la semaine, pratiquent tous deux une photographie crue et…
05 février 2024   •  
Explorez
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d'ovocytes
© Lucie Bascoul
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d’ovocytes
À travers Désirs contrariés, Lucie Bascoul témoigne de son expérience de la congélation d’ovocytes. En croisant portraits de...
10 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
La sélection Instagram #540 : les bonnes résolutions
© Hugh Davison / Instagram
La sélection Instagram #540 : les bonnes résolutions
Les artistes de notre sélection Instagram de la semaine ont décidé de prendre de bonnes résolutions pour l’année 2026. L’acte de...
06 janvier 2026   •  
Écrit par Marie Baranger
Les coups de cœur #571 : Nicolas Gastaud et Sonia Martina
L’île la plus proche du paradis © Nicolas Gastaud
Les coups de cœur #571 : Nicolas Gastaud et Sonia Martina
Nicolas Gastaud et Sonia Martina, nos coups de cœur de la semaine, explorent des récits intimes. Le premier sonde son héritage familial...
05 janvier 2026   •  
Écrit par Marie Baranger
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Gabrielle Hébert (1853-1934), Peppino Scossa endormi dans les bras de sa mère, 11 août 1888, aristotype à la gélatine, 8,7 x 11,7 cm, Paris, musée national Ernest Hébert © Musée d’Orsay, Dist. GrandPalaisRmn / Alexis Brandt
Gabrielle Hébert : l’amour comme langage intime à la Villa Médicis
Elle a photographié l’amour – son amour – et le temps qui passe. À la Villa Médicis, Gabrielle Hébert fait de la photographie un...
01 janvier 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Les images de la semaine du 5 janvier 2026 : tenir ses bonnes résolutions
© p.arbld / Instagram
Les images de la semaine du 5 janvier 2026 : tenir ses bonnes résolutions
C’est l’heure du récap ! En ce début d’année, un certain nombre d’entre nous ont pris de bonnes résolutions. Qu’il s’agisse de multiplier...
11 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d'ovocytes
© Lucie Bascoul
Lucie Bascoul et le parcours de congélation d’ovocytes
À travers Désirs contrariés, Lucie Bascoul témoigne de son expérience de la congélation d’ovocytes. En croisant portraits de...
10 janvier 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
MYOP, vingt ans de photographie : défaire, refaire, rêver le monde
© Agnès Dherbeys
MYOP, vingt ans de photographie : défaire, refaire, rêver le monde
À l’occasion de son vingtième anniversaire, le collectif MYOP investit le Carré de Baudouin avec une exposition manifeste....
09 janvier 2026   •  
Écrit par Costanza Spina
Zexuan Zeng : la mémoire et le pouvoir
The Internal Crusade © Zexuan Zeng
Zexuan Zeng : la mémoire et le pouvoir
Le photographe Zexuan Zeng exhume lors d'un voyage les fantômes de l'Armée rouge qui ont réalisé la Longue Marche, un épisode fatal de la...
08 janvier 2026   •  
Écrit par Thomas Andrei