La sélection Instagram #531 : dans le brouillard

La sélection Instagram #531 : dans le brouillard
© Francesco Topino / Instagram

Le ciel s’assombrit, les températures chutent. La vision se brouille. Alors que l’automne nous enveloppe dans une brume quotidienne, les artistes de notre sélection Instagram de la semaine explorent le brouillard, autant celui qu’on observe à l’extérieur, que celui qui s’installe dans nos cœurs et nos âmes.

@the__octobercountry_

Taka, qui tient le compte Instagram @the__octobercountry_, révèle la nuit et les recoins sombres des villes qu’il arpente. Le grain de ses images argentiques témoigne de la solitude qui pèse dans les grandes métropoles et d’une aire chargée en particules. Elles flottent dans la pénombre d’un automne qui semble éternel.

Un paysage urbain nocturne et flou
© the__octobercountry_ / Instagram
Des personnes qui dînent seuls derrière une bâche
© the__octobercountry_ / Instagram

@kashiaamanda

Des polaroïds, des textures, des paysages, des bâtiments. La personne derrière le compte @kashiaamanda sillonne l’Espagne et la Chine en quête de quelques lignes de fuite. Dans ses errances visuelles, elle compose un récit doux et pourtant vaporeux, brouillant tantôt les pistes.

Polaroid avec un bâtiment étrange
© kashiaamanda / Instagram
Polaroïd de rochers
© kashiaamanda / Instagram

@franks.darkroom

Francesco Topino saisit les silhouettes qui se présentent à lui : dans une forêt, sur un lac ou assises sur le bord d’une route. Toujours seules, elles paraissent flâner avec leurs pensées les plus sombres, aussi sombres que les noirs profonds qui jalonnent les images de l’artiste.

Une personne debout sur une barque
© Francesco Topino / Instagram
Une personne qui marche dans la forêt
© Francesco Topino / Instagram

@tali.films

Les corps de Natalia Kamenetskaya sont enrobés de nuages. Ils dansent dans les draps, subissent les coups, saignent. Ils vacillent, comme l’orage dans le ciel. Ils portent les blessures qui viennent avec la grisaille, ils sont les témoins des saisons qui passent, de la nuit d’hiver qui s’installe.

Une corps torse nu dans un drap rose
© Natalia Kamenetskaya / Instagram
Un corps torse nu, les mains blessées
© Natalia Kamenetskaya / Instagram

@oliverpalmphoto

S’il ne pleut pas des gouttes sur les photographies d’Oliver Kolding Palm, il pleut des coulées monochromes. Ses images, prises sur le vif à Séoul, à Busan ou à Copenhague, nous transportent dans un monde qui pourrait être fait au fusain. Il y pèse une atmosphère lourde où le chagrin glacial de l’hiver se diffuse.

Image déformée avec des silhouettes
© Oliver Kolding Palm / Instagram
une personne sous un parapluie
© Oliver Kolding Palm / Instagram
À lire aussi
La sélection Instagram #530 : une étrange nuit d'octobre
© verknipts / Instagram
La sélection Instagram #530 : une étrange nuit d’octobre
Dans la brume, dans les ciels sombres, dans les forêts épaisses, les artistes de la sélection Instagram de la semaine célèbrent les…
28 octobre 2025   •  
Écrit par Marie Baranger
La sélection Instagram #528 : en voir de toutes les couleurs
© Michalina Kacperak / Instagram
La sélection Instagram #528 : en voir de toutes les couleurs
On associe souvent les couleurs à des émotions, parfois même à des sons. Elles peuvent modifier une atmosphère, exprimer tantôt la joie…
14 octobre 2025   •  
Écrit par Lucie Donzelot
Explorez
Quels mondes allons-nous habiter ? Fisheye #78 scrute le paysage
© Caroline Ruffault
Quels mondes allons-nous habiter ? Fisheye #78 scrute le paysage
Disponible à compter de ce vendredi 11 septembre, Fisheye #78 s’articule autour du paysage. Portfolios et dossier s’intéressent aux...
À l'instant   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Lueurs Fauves : l’écosystème sensible d’Eve Campestrini
© Eve Campestrini
Lueurs Fauves : l’écosystème sensible d’Eve Campestrini
C’est au cœur de la vallée occupée par le Groupe Agricole d’Exploitation Collective (GAEC) de Montlahuc qu’Eve Campestrini compose Lueurs...
08 septembre 2026   •  
Écrit par Lou Tsatsas
La sélection Instagram #561 : frissons dans tout le corps 
La sélection Instagram #561 : frissons dans tout le corps 
Cette semaine les photographes capturent à travers leur objectif le sport sous toutes ses formes. Les frissons parcourent les corps, une...
21 juillet 2026   •  
Écrit par Annabelle GARBIGLIA
Hélène David : les voix du vivant
© Hélène David
Hélène David : les voix du vivant
Pendant quatre ans, Hélène David a arpenté le Pays basque à la rencontre de celles et ceux qui l'habitent – humains, animaux, montagnes...
20 juillet 2026   •  
Écrit par Anaïs Viand
Nos derniers articles
Voir tous les articles
Quels mondes allons-nous habiter ? Fisheye #78 scrute le paysage
© Caroline Ruffault
Quels mondes allons-nous habiter ? Fisheye #78 scrute le paysage
Disponible à compter de ce vendredi 11 septembre, Fisheye #78 s’articule autour du paysage. Portfolios et dossier s’intéressent aux...
À l'instant   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Paris Photo a dévoilé le programme de son édition 2026 !
© AFP (Agence France-Presse), Michel Morgan, Paris, France, 9 octobre 1946, 1946, Fisheye Gallery
Paris Photo a dévoilé le programme de son édition 2026 !
La 29e édition de Paris Photo se tiendra au Grand Palais du 12 au 15 novembre 2026. À cette occasion, les œuvres de 1260 artistes...
10 septembre 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Premières fois / premières photos : l'histoire de la photographie à travers les nouveautés
Extrait de Holding the Camera (2015–2019) © Alberto Vieceli
Premières fois / premières photos : l’histoire de la photographie à travers les nouveautés
Au Pavillon Populaire, à Montpellier, Premières fois / premières photos retrace l'histoire du 8e art au travers des nouveautés, qu'elles...
10 septembre 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet
Lueurs Fauves : l’écosystème sensible d’Eve Campestrini
© Eve Campestrini
Lueurs Fauves : l’écosystème sensible d’Eve Campestrini
C’est au cœur de la vallée occupée par le Groupe Agricole d’Exploitation Collective (GAEC) de Montlahuc qu’Eve Campestrini compose Lueurs...
08 septembre 2026   •  
Écrit par Lou Tsatsas