Women In Motion : Poison et écologie dans les images de Tamaki Yoshida

08 mai 2022   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Women In Motion : Poison et écologie dans les images de Tamaki Yoshida
© Tamaki Yoshida

À l’occasion des dix ans de Kyotographie, les fondateur·ices du festival, Lucille Reyboz et Yusuke Nakanishi, épaulé·es par Pauline Vermare, historienne de la photo et curatrice indépendante, ont conçu l’exposition 10/10 Celebrating Contemporary Japanese Women Photographers. Un événement soutenu par le programme Women In Motion de Kering, mettant en lumière les regards de dix femmes photographes nippones. Lumière aujourd’hui sur l’une d’entre elles : Tamaki Yoshida.

Enfant, Tamaki Yoshida passait son temps à s’occuper d’animaux. Une passion pour la nature ravivée lors de sa première visite à Hokkaidō, lieu de naissance de sa mère. Alors, lorsqu’une erreur de développement d’une image fait apparaître sous ses yeux un cerf « rongé par la chimie », l’artiste voit en cet incident un signe… Et commence à faire dialoguer poison et écologie. Dans ses œuvres, shampooing, insecticide, détergent et lotions diverses croisent paysages luxuriants et animaux sauvages. Une altération du réel aussi sublime que terrifiante. Transformés, transcendés par la toxicité des produits, ses clichés se teintent d’une aura cauchemardesque, aussi effrayante qu’envoûtante. Une manière pour l’artiste d’interroger notre relation à la nature, tout en soulignant, avec poésie, la possible coexistence de l’homme et de son environnement.

© Tamaki Yoshida© Tamaki Yoshida

© Tamaki Yoshida

Explorez
Lena Maria : la nuit qui relie les êtres
© Lena Maria
Lena Maria : la nuit qui relie les êtres
Avec Les Nuits ouvertes, Lena Maria s’immerge dans une nature vibrante colorée d’ocres et d’argiles. À la lumière de la lune, elle...
29 avril 2026   •  
Écrit par Lou Tsatsas
La sélection Instagram #553 : la ville et ses détails
© austinprendergast / Instagram
La sélection Instagram #553 : la ville et ses détails
Le retour des beaux jours voit les rues de Paris s’animer à nouveau. D’une terrasse à l’autre, éclats de rire et cris de joie se font...
21 avril 2026   •  
Écrit par Esther Baudoin
Les images de la semaine du 6 avril 2026 : d'autres mondes
© Lore Van Houte
Les images de la semaine du 6 avril 2026 : d’autres mondes
C'est l'heure du récap' ! Cette semaine, les nouvelles vont bon train, et notamment l'annonce de la programmation de la 57e édition des...
12 avril 2026   •  
Écrit par Ana Corderot
La sélection Instagram #549 : doux printemps
© crisjrey / Instagram
La sélection Instagram #549 : doux printemps
Cette semaine, la nature s’éveille en douceur dans notre sélection Instagram. Nos photographes capturent la poésie indicible des premiers...
17 mars 2026   •  
Nos derniers articles
Voir tous les articles
15 expositions photographiques à découvrir en mai 2026
Oedipus, 2021 © Linder Sterling, courtesy of the artist and Modern Art
15 expositions photographiques à découvrir en mai 2026
La rédaction de Fisheye a relevé une série d'événements photographiques à découvrir à Paris et dans le reste de la France en mai 2026....
30 avril 2026   •  
Écrit par Fisheye Magazine
Yasmina Benabderrahmane : Impossible Landscape
Rokh © Yasmina Benabderrahmane
Yasmina Benabderrahmane : Impossible Landscape
Dans Impossible Landscape, Yasmina Benabderrahmane fait du médium photographique un outil pluriel de documentation du vivant. À...
30 avril 2026   •  
Écrit par Fabrice Laroche
Lena Maria : la nuit qui relie les êtres
© Lena Maria
Lena Maria : la nuit qui relie les êtres
Avec Les Nuits ouvertes, Lena Maria s’immerge dans une nature vibrante colorée d’ocres et d’argiles. À la lumière de la lune, elle...
29 avril 2026   •  
Écrit par Lou Tsatsas
Collages, expérimentations et expositions : nos coups de cœur photo d’avril 2026
© Lore Van Houte
Collages, expérimentations et expositions : nos coups de cœur photo d’avril 2026
Expositions, immersion dans une série, anecdotes, vidéos… Chaque mois, la rédaction de Fisheye revient sur les actualités photo qui l’ont...
29 avril 2026   •  
Écrit par Apolline Coëffet