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C’est l’heure du récap ! Cette semaine, les images nous poussent à prendre du recul face à nos certitudes et à interroger ce que l’on considère comme acquis. Redécouvrir notre passé, interroger notre place dans la société et repenser notre rapport à la nature, tels sont les mots d’ordre de la semaine !
C’est un message fort que livre Selma Beaufils dans son travail. En se penchant sur la question du féminin, la photographe veut se défaire, dans sa démarche expérimentale, des filtres masculins qui ont construit la représentation de la femme dans nos imaginaires. Ses photos, dénonçant la misogynie du monde contemporain, nous laissent apprécier la femme telle qu’elle est perçue par une femme, dans toute ses subtilités. Dans un autre registre, la photographe sud-africaine Lebohang Kganye, dans sa série Rehearsal of Memory, présentée lors de la 14e édition de Kyotographie, nous invite à remettre en cause nos certitudes les plus profondes ayant trait à notre mémoire. À travers la photographie, elle illustre la manière dont notre subconscient peut modifier nos perceptions de la réalité au fil du temps. Yasmina Benabderrahmane rend elle aussi hommage à la mémoire avec Sorella, une série de polaroïds sur les sœurs d’un couvent, faisant écho à un projet antérieur retraçant trente années d’archives monacales. Enfin, en Amérique du Sud, c’est au cœur de la Bolivie que Federico Estol met en lumière le métier de cireur de chaussures. Utilisant la méthode du « Théâtre de l’opprimé » pour dénoncer les inégalité sociales, l’artiste en fait de véritables superhéros veillant sur les hauteurs de la Cordillère des Andes.
Sensibiliser aux enjeux environnementaux
À l’heure où les considérations environnementales sont à la fois au cœur de nos questionnements, mais aussi menacées par certains discours niant leur importance, les images nous rappellent que l’homme ne peut gagner face à la nature. Lena Maria photographie la nature de nuit, à la lumière de la lune. Dès le coucher du soleil, la forêt chasse l’homme et la nature reprend ses droits, laissant la faune et la flore reprendre la place qui leur est due. À Kyotographie, Juliette Agnel propose un travail aux multiples interprétations dans sa série Dahomey Spirit. Elle photographie des plantes désertiques dans des régions béninoises au sein desquelles elles ne sont pas censées pouvoir pousser. La photographe interroge aussi bien les changements de températures qui forcent le vivant à s’habituer à des environnements inappropriés que l’exploitation excessive par l’homme de ressources naturelles sans se soucier des conséquences environnementales attenantes.