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C’est l’heure du récap ! Cette semaine, les images nous replongent dans le passé. Entre récit introspectif et portrait de son prochain, focus sur celles et ceux qui nous échappent !
La rétrospective consacrée à Lee Miller au musée d’Art moderne de Paris nous plonge dans le siècle passé. C’est en photographiant femmes et enfants pendant la guerre que l’artiste a souhaité visibiliser celles et ceux qu’on oublie. Chloé Lefebvre-Lamidey tient un discours similaire dans sa série La cité dortoir, hommage aux populations marginalisées. Elle photographie les oiseaux d’une cité de banlieue pour illustrer son propos sur l’exclusion de ses habitant·es. En mettant sur un même plan racisme et animalisation, l’oiseau devient une métaphore des populations victimes de discriminations. De son côté, Maëva Benaiche nous livre un récit personnel dans À la recherche de mes souvenirs. Victime d’inceste, elle part en quête des instants oubliés de son enfance, dérobés par ses agresseurs. Les zones d’ombres de sa mémoire se matérialisent par le flou sur ses photos. Des œuvres chargées d’émotions sur la reconnexion de l’artiste avec son enfant intérieur qu’elle avait oublié.
Ce qu’on oublie
Anthony Cairns, dont le travail a fait l’objet d’un article dans le précédent numéro, rend un hommage plus matériel à l’oubli. Ses photographies réalisées à l’argentique, puis imprimées sur des cartes mémoire cartonnées IBM des années 1960-70 inutilisées, invitent à reconsidérer les matériaux et procédés techniques oubliés. L’artiste rend aussi hommage à la matière plastique, à contretemps de l’ère du numérique. Une capsule temporelle disponible dans le dernier numéro de Fisheye !